Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 06:41

Unterlinden

L’extension confiée aux architectes suisses Herzog et De Meuron


La Ville de Colmar veut doubler la fréquentation de son musée-phare dont l’extension coûtera 24 millions d’euros.

Il a fallu ensuite choisir l’architecte chargé du projet. Au final, il restait quatre candidats, parmi lesquels Philippon (qui a signé le musée de Roubaix « La piscine »), Moatti et Rivière ainsi que Ricciotti. Jacques Herzog et Pierre De Meuron, associés au cabinet mulhousien DeA architectes de Guillaume Delemazure, ont remporté la partie. Et haut la main, puisque le jury les a choisis à 14 voix sur 16 votants.

Le projet présenté dépassait de 6 millions le budget initialement prévu, à savoir 21 millions d’euros. Le maire a souhaité que chacun se partage la surcharge : les architectes doivent réduire leur enveloppe de 3 millions et la Ville trouver 3 millions supplémentaires. Pierre De Meuron, présent à Colmar hier, a expliqué la démarche du cabinet. « Ce musée est exceptionnel, mais Colmar est une petite ville. Il fallait trouver la bonne mélodie, la bonne hauteur pour proposer quelque chose de pas banal, de pas provincial, de pas exubérant… On a opté pour une architecture traditionnelle avec une interprétation contemporaine ».

C’est officiel depuis hier : comme nous l’avions déjà annoncé, la Ville de Colmar a retenu le cabinet d’architectes bâlois Herzog et De Meuron pour l’extension du musée d’Unterlinden. Ce projet, le plus important sans doute pour la ville, est porté depuis le début par le maire de Colmar qui a même passé outre les résistances des principaux intéressés, à savoir la société Schongauer.

 

extension-musee.jpg

 

L’idée était d’utiliser les bains municipaux situés à côté du musée et fermés depuis quelque temps pour donner plus d’espace à Unterlinden qui souffre de l’exiguïté de ses actuels locaux et ainsi, lui permettre d’accéder à un rayonnement plus important.

 

 

L’extension porte sur 7 900 m 2. Comme le souligne le maire gestionnaire Gilbert Meyer : « Le développement économique des villes passe aujourd’hui par les investissements culturels ». C’est dire que la municipalité attend un retour sur investissements par le doublement de la fréquentation du musée et par une forte augmentation de l’activité touristique.

14 voix contre 2

« Ni banal, ni exubérant »

Il sera peu touché au musée existant, qui n’en avait pas besoin, selon l’architecte. Ce site sera relié aux bains par une liaison souterraine. À l’est des bains sera créé un nouveau bâtiment en briques, « un matériau minéral déjà présent dans le quartier ». L’apport de lumière se fera par des fentes toutes en longueur, « un peu comme dans la chapelle » où est présenté le retable d’Issenheim. Les Suisses créent aussi un petit pavillon, également en brique, qui doit servir de seconde entrée, de billetterie et d’accueil. Ils ont suivi le vœu du maire de mettre au jour un cours d’eau sur la place entre le musée et les bains.

 

 

La nouvelle partie sera consacrée aux œuvres des XIX e au XXI siècle. « On espère que le musée va pouvoir enrichir ses collections », souligne au passage Pierre De Meuron, qui souligne que Colmar va avoir « un joyau » au rayonnement plus que national.

L’aventure ne fait que commencer. Gilbert Meyer annonce une ouverture le 30 septembre 2013. Rendez-vous est pris.

 

Textes : Annick Woehl
Édition du mardi 15 décembre 2009   Journal L'ALSACE


Par Antonins - Publié dans : articles
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Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /2009 08:00

 

 

            Francisco de Zurbarán a commencé sa carrière comme peintre à 15 ans à Séville. Il a établi son étude en Estrémadure, après à Séville, où il a travaillé de 1629 à 1658, et finalement a vécu à Madrid. Zurbarán a peint ses oeuvres à une grande charge spirituelle et un naturel religieux. Il a aussi souligné dans ses portraits et gargotes, qu'il a exécuté avec une grande sensibilité.

  FRANCISCO-DE-ZURBARAN-.jpg

Un grand naturalisme présente cette oeuvre. Nous pouvons observer une grande vigueur expressive dans le visage du saint et dans ses mains, les caractéristiques de Zurbarán, en étant moins détaillant  dans le paysage et dans les attributs du Saint-Antoine (le porc, qui apparaît dans la deuxième limite et dans l'obscurité). Il présente une relation proche avec le "Saint-Antoine Abad" du couvent un Bon Mort de Lima et, dans la composition et dans la forme (figure), se rattache au même saint qui fait partie de la collection Contini-Boacossi de Florence, actuellement dans le Palazzo Pitti.

 

L'une des séries les plus intéressantes exécutées dans l'atelier de Zurbarán communique à la période comprise entre 1640-1650. Elle a été dédiée aux Santos Fundadores des ordres religieux, comme était Saint-Antoine. A cette époque il n'était pas très fréquent de voir des représentations des dites séries de fondateurs ou de saints ( comme celles-ci que Zurbarán a réalisées, puisque chaque ordre religieux était plus préoccupé dans défendre son propre fondateur. Ce fait est important, puisqu'il faut avoir comme présent que la majorité des séries ont été réalisées sans la commande préalable du marché américain, où elles ont été acquises par des couvents et des ordres religieux.

 

La majorité de ces séries ont été réalisées dans l'atelier de Zurbarán et certains d'entre elles se conservent actuellement à Lima, au Mexique et dans le couvent des Capucins de Castellón. Il existe les exemples isolés de grande qualité que ces saints représentent. Il s'agit des prototypes qui ont été faits par le propre maître et qui ont servi comme modèles à l'atelier. C'est le cas de ce "Saint-Antoine Abad" que nous présentons, destacable par sa qualité exceptionnelle.

 

 

Subasta de Arte Nº 349 - Gran Subasta de Arte 16 de diciembre de 2009

 

 

FRANCISCO DE ZURBARÁN
(Fuente de Cantos, Badajoz, 1598-Madrid, 1664)

 

"San Antonio Abad"

Salida . 600.000€

 
 

 

 

 

 

 

Par P.M. Andreotti - Publié dans : St'ArtsTau
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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /2009 06:01
                                                    La traditionnelle montée vers St Antoine
                                                         se déroulera à Uffholtz en Alsace


                                                      le samedi 16 janvier 2010.

                                     A 16 h accueil public en mairie de Mgr Vincent JORDY,
                                              évêque auxiliaire du diocèse de Strasbourg.




                                              A 17 h en l'église St Erasme messe pontificale

                                                              présidée par Mgr Jordy

                                et animée par les chorales réunies de l'arrondissement de Thann.
 
                                             Bénédiction et distribution des pains de St Antoine....

                 Puis montée vers la chapelle St Antoine en forêt à travers les chemins du vignoble.

         Chants, prières, bénédiction des pèlerins, signature du registre du sanctuaire et vin chaud.

 
                                                                       Au retour agapes dans :

                                                                  la salle du Foyer St Erasme,
                                                   aux restaurants "Auberge du relais" et "Le Frantz".

                                                                            Menu unique :
                                                         Fleischschnacka (17,00 € par personne)
                                                                  avec la "Cuvée St Antoine".
 
                                                          Renseignements et réservations :
                                              chez notre membre Tharcise Meyer : 03 89 75 52 12 ou
                                                                        tharcise.meyer@orange.fr
 


                                                                                         .
Par Tharcise Meyer - Publié dans : articles
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /2009 07:57
Antoniter-Forum

Le président de l'association allemande Antoniter-Forum, Dr Adalbert Mischlewski, a fêté ses 90 ans dans sa ville de Grafing (Bavière) en présence de plus de cent cinquante invités venus
d'Allemagne, d'Italie, de Grande Bretagne, d'Autriche, d'Espagne et de France.



Après un office œcuménique dans la chapelle protestante de la Résurrection, cet anniversaire s'est poursuivi dans la salle des fêtes de la ville.

Le Prof. Dr P. Peter Neuner, directeur de l'institut de recherches œcuméniques de la faculté de théologie catholique de Munich a prononcé le discours pour le jubilaire.

Le maire de Grafing Rudolf Heiler, le directeur des affaires culturelles de Memmingen Dr. Hans-Wolfgang Bayer, le directeur de l'institut Monumenta Germaniae Historica Dr Herbert Schneider, l'ancien directeur du collège de Grafing Dr Karl Dickopf et bien d'autres historiens et amis ont également pris la parole.
 
Sur la photo, de gauche à droite : Thomas Berger, Adalbert Mischlewski, Heinrich Adlhoch et Dieter Sprich du bureau de l'Antoniter-Forum.
 Photo Tharcise Meyer
Par Tharcise Meyer - Publié dans : articles
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /2009 11:22
Outre l'histoire de la commanderie et de l'hôpital  des Antonins de 1313, un petit regard sur le moulin à vent.

Agrandissement de la carte de Cassini (réédition fin du XVIIIème)

 Sur cette carte, le moulin figure à sa place actuelle. ( en haut )
Le prieurè de Saint-Antoine  est signalé par son symbole.
Reste à expliquer la présence des autres symboles.



 Planche d'un moulin à vent de type rural.


Source :  Les cahiers illustrés du Châtillonnais
La grande histoire d'un petit village du Châtillonnais :  ETAIS
par Jean MILLOT
Amis du Châtillonnais , mars 2008   304 pages
Par Antonins - Publié dans : Lieux Antonins
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Vendredi 30 octobre 2009 5 30 /10 /2009 16:52
La gravure sur bois faite par le grand artiste allemand Lucas Cranach l'Aîné (1472 1553), Signé "LC", est sortie en 1506 (dans le bloc inférieur) .C'est une commande de l'Électeur Frederick le Sage


Le groupe de figures(chiffres) démoniaques attaquant st. Anthony dans cette empreinte de 1506 a été inspiré par la gravure du même sujet par Martin Schongauer de c.1475 (Lehrs 54), bien que le paysage vaste soit un exemple excellent du style individuel de Cranach. La production de cette empreinte est probablement liée avec le Chancelier d'Université Wittenberg, Goswin von Orsoy (1450-1515), qui était aussi le preceptor du monastère Antonite à Lichtenbu rg voisin.

 

 

Le monastère avait possédé une chapelle dans Wittenberg depuis c.1460 dans lequel il y avait un retable de st. Anthony et il a été conjecturé que l'on a donné pouvoir aux ailes Dürer's pour un retable de st. Anthony et st. Sebastian maintenant à Dresde, pour cette chapelle (Anzelewsky, pp. 134ff, No 39).

 

Il est possible que le groupe de constructions(bâtiments) dans le terrain d'entente de la gravure sur bois de Cranach, qui donne l'apparition(apparence) d'un peu d'exactitude topographique, représente le monastère Antonite à Lichtenburg qui a depuis été détruit.

 

Les reliquaires de st. Anthony ont été aussi représentés par Cranach dans

le ' Wittenberg Heiligtumsbuch ' de 1509.


                                                          

     The Saint is Lifted into the Air by Several Demons

                                                                                 Le Saint est Soulevé dans l'Air par Plusieurs Démons
Par Antonins - Publié dans : St'ArtsTau
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Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /2009 06:00
Bréviaire à l'usage de Langres








Chaumont - BM - ms. 0032
FOLIO/PAGE f. 338
TITRE ENLUMINURE / SUJET Saint Antoine abbé
CONTEXTE Initiale A
TITRE OUVRAGE Bréviaire à l'usage de Langres
DOMAINE Liturgie
DATATION après 1481
ORIGINE GEOGRAPHIQUE France
POSSESSEUR Jean Ier d'Amboise (destinataire ?)
TYPOLOGIE DU DECOR miniature ; page décorée (en nombre) ; encadrement animé (en nombre) ; initiale historiée (62) ; initiale champie ; armoiries (en nombre)
Copyright notice © Institut de recherche et d'histoire des textes - CNRS
Droits photo © Institut de recherche et d'histoire des textes - CNRS

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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /2009 10:27





  Vesoul - BM - ms. 0027
FOLIO/PAGE f. 110v
TITRE ENLUMINURE / SUJET Saint Antoine abbé
TITRE OUVRAGE Heures à l'usage de Besançon
DOMAINE Liturgie ; Dévotion
DATATION avant 1398
ORIGINE GEOGRAPHIQUE France ; Est ?
POSSESSEUR Catherine de Montbozon (destinataire)
TYPOLOGIE DU DECOR page décorée ; miniature (23) ; encadrement orné ; initiale ornée ; initiale champie (en nombre) ; bout-de-ligne champi (en nombre) ; armoiries
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Droits photo © Institut de recherche et d'histoire des textes - CNRS
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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /2009 17:47
L'Italie, Venise,

le 15ème siècle / Historiated Initial (C)

Excised d'un Livre de Choeur : st. Anthony Abbot et Frères Antonite / c. 1400-1440



Bien observer le nombre de Tau.
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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /2009 10:14
La Tentation de Saint-Antoine (1945) d'après des airs et des vers français du dix-huitième siècle mis pour contralto, quatuor à cordes et orchestres à cordes.

III .On vit sortir d'une grotte profonde mille Démons, mille Spectres divers: Des noirs esprits toute la troupe immonde, pour le tenter,déserta les Enfers.

V . Quelques-uns prirent le cochon de ce bon Saint-Antoine, et lui mettant un capuchon,ils en firent un Moine: Il en coûtoit que la façon, la faridondaine,  la faridondon, peut-être en avoit-il l'esprit, Biribi, à la façon de Barberi Mon ami.

VI . Sur un sopha une Diablesse en falbala, aux regards fripons, découvroit deux jolis monts Ronds.


XIII. et dernierLe Démon, quoi qu'il passe pour fin. Ne fut pas alors assez malin. S'il eut pris la forme de Toinette, son air charmant, sa taille et ses appas ; c'étoit fait, la Grâce étoit muette, et Saint-Antoine eût volé dans ses bras.




Wener EGK né le 17 mai 1901 à Auchsesheim près d'Augsbourg mort le 10 juillet 1983 à Inning-am-Ammersee, Bavière.



Dictionnaire de la musique

Réalisé sous la direction de Marc Vignal


Il a fait ses études musicales à Francfort-sur-le-Main, puis à Munich avec Carl Orff. Nommé chef d'orchestre à la radio bavaroise, il s'est établi à Munich en 1929. Il a été ensuite chef à la Staatsoper de Berlin de 1937 à 1941, directeur de l'école supérieure de musique de cette ville de 1950 à 1953, et président de l'Union des compositeurs allemands et de la Société allemande des auteurs et éditeurs de musique à partir de 1950. Il s'est établi en 1953 à Lochham, près de Munich. Mêlé jeune aux mouvements d'avant-garde de la musique allemande, il a été influencé par Stravinski et par l'école française de l'entre-deux-guerres (Suite française d'après Rameau, 1949). D'une façon générale, sa musique est d'un « modernisme » mesuré, sans pouvoir être qualifiée de « néoclassique ». Soucieux d'un langage expressif et immédiatement assimilable, il a su se conquérir un grand public sans faire des concessions qui seraient allées contre sa nature. Son tempérament et ses dons l'ont poussé à consacrer l'essentiel de son travail de créateur au théâtre. Ses principales partitions sont des œuvres lyriques : Columbus (1932), Die Zaubergeige (le Violon enchanté, 1935), Peer Gynt (1938), Circle (1945, rév. 1966), Irische Legende (« Légende irlandaise », 1955, rév. 1970), œuvre pathétique admirable à reflets autobiographiques, le Revizor d'après Gogol (1957), où la musique épouse parfaitement le comique du texte et des situations, Die Verlobung in San Domingo d'après Kleist (1963). Il faut aussi mentionner des grands ballets : Joan de Zarissa, créé à Berlin en 1940 et que Lifar a présenté à Paris en 1942, Abraxas, que Janine Charrat a créé à Munich en 1948, la Tentation de saint Antoine (1947, rév. 1952), Casanova in London (1969).

Le Dictionnaire de la musique prend en compte l'histoire musicale des origines à nos jours. Privilégiant la musique occidentale, il présente en plus de 5 000 entrées: les compositeurs, les interprètes mais aussi les musicologues ou les éditeurs.
EAN : 9782035055453
Prix : 60,50 €TTC
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