Samedi 16 mai 2009

les plus anciens documents linguistiques de la France
Corpus : chartes de la Meurthe-et-Moselle (ChMM)
Directeur du volume : Martin-D. Gleßgen
Transcription et édition électronique : Martin-D. Gleßgen / Michel Arnod
Relecture de la transcription : Dumitru Chihaï

 

 

 


ChMM 271

1265, 26? mars

Type de document: charte:

 

Objet: Confirmation par Thiébaut [II] comte de Bar de la donation faite à la léproserie de Menaumont, par Sophie, femme de Huin de Pénil, décédée, de biens, terres et rentes qui reviendront à Menaumont après le décès de celui-ci.

 

Auteur: Thiébaut [II] comte de Bar

Bénéficiaire: léproserie de Menaumont

Autres acteurs: Huin de Pénil

Sceau: auteur

 

Rédacteur: chancellerie de Thiébaut [II] comte de Bar [pal]

 

Support: parchemin jadis scellé sur double queue

Verso: néant

 

Lieu de conservation: AD MM H 1715, fonds de la commanderie des Antonistes de Briey

Edition: -

  1 Je, Thiebaus · cuens de Bar,   faz congnoissant à touz   que Huins d'Espenil, \2 mes hom, a donei à la maison de Mamnonmont, en aumone à touz \3 jors, par mon otroi, aprés son decet, son quart dou moulin \4 de Loncprei et toute sa terre de Manil et d'Espenil · qui muet \5 de moi ·   et la partie Sophie, sa feme, qui fu, si cum me dou \6 disme de Bonviller;   et la terre d' Avrei;   et la partie ausi de la \7 terre et dou prei d' Aubonwei ·   et trois bichés de froument et dix \8 et sept deniers fors de rente à Moienne Ville;   et sa partie de \9 la vigne de Noveroi le Vinouz ·   et quan-qu'il avoient à Roche\10ranges et allors · les queils choses la devan-dite Sophie otroia \11 à la devan-dite maison de Mainnoumontau jor qu'ele vivoit ·   10 si cum \12 il est contenu es lettres saelees dou sael mon signor et mon pei\13re, Henri, conte de Bar qui fu ·   11 Et toutes ces choses tenra · li \14 devan- diz Huins toute sa vie, en teil meniere qu'il ne les puet \15 ne vendre, ne doneir · ne engagier ·   12 et apres son decet revenront \16 quitement et em pais à la devan-dite maison de Mainnoumont ·   13 En \17 tesmongnage de la queil chose, je ai saelees ces lettres de \18 mon sael   14 que furent faites · l'an mil ·CC. et sexante cinc · le \19 samedi devant Pasque Florie ·

Par Antonins - Publié dans : Documents
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Jeudi 14 mai 2009

 

                Ecartelé d’azur et d’or, chargé au 1° d’une fleur de lys d’or, au 2° d’un tau de gueules, au 3° d’une rencontre de cerf crucifère du même et au 4° d’une moucheture d’hermine d’argent.

                La fleur de lys symbolise le roi de France dont relevait Lantéfontaine. Le Tau est l’emblème des Antonistes qui avaient une léproserie à Menaumont. La rencontre de cerf indique de Saint Hubert est le patron de la paroisse. La moucheture d’hermine est un élément du blason de la famille de Saint Baussant qui était seigneur d’Immonville.

 

source :http://www.genealogie-lorraine.fr/

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Mardi 12 mai 2009

Le S tettenberg, encore appelé Altschloss,
se situe sur une crête rocheuse à 313 mètres d'altitude au nord-ouest du village d'Orschwihr
(Haut-Rhin).

 Il fut édifié vers le milieu du XIIIème siècle par les Munch de Bâle qui le tiennent en fief de l'Evêché de Strasbourg de 1254 à 1303.

En 1303, le château passe aux mains des Schoenau et en 1354 ces derniers le vendent au couvent des Antonites d'Issenheim.

 
En 1375, le Stettenberg sera incendié et détruit par les troupes d'Enguerrand de Coucy.

Il est définitivement ruiné en 1416. La ruine ainsi que les droits seigneuriaux sont acquis par la communauté villageoise d'Orschwihr en 1522.



De nos jours, il ne subsiste du Stettenberg que les restes d'une tour carrée de 8 mètres de haut et de 9 mètres de large dont l'épaisseur des murs atteint 2,50 mètres.

L'appareil extérieur, en pierres à bossage, a disparu car le château a servi de carrière au fil des ans.


ACCES :

 

Au centre du village d'Orschwihr, emprunter la Grand-Rue sur la gauche en venant de Bergholtzzell puis stationner le véhicule à l'entrée de la forêt. De là, on atteint le Stettenberg par une courte marche de 10 minutes (le sentier est balisé par un losange rouge).

 

Source : Site de la commune d'Orschwihr

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Mercredi 6 mai 2009


                                         bois polychrome, couleurs d'origine, fin XIVe début XVe  H 40 cm

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Mardi 5 mai 2009

Agé de 59 ans, le peintre et dessinateur japonais Itsuki Yanaï est décédé ce week-end à la suite d'une maladie. L'artiste nippon a consacré une grande partie de sa vie à

réaliser son rêve un peu fou : la reproduction du célèbre retable d'Issenheim.


Né en 1950 à Okayama, au Japon, Itsuki Yanaï a suivi une formation en peinture dans les universités des beaux-arts de Tokyo et Kyoto entre 1969 et 1974. Décrochant une bourse d'études, l'artiste entreprend un voyage consacré à la peinture occidentale des XV et XVIes siècles en Europe. L'escale colmarienne a changé sa vie, avec la découverte de l'oeuvre de Grünewald, en 1977. Il aura passé près de trente ans de sa vie à cet accomplissement  Fasciné par la technique des maîtres anciens, il décide ...

G.J.


Pour lire l'article complet :
accédez aux archives de dna.fr

(Photo archives DNA -  M.P.)
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Vendredi 17 avril 2009
Dans cette représentation de saint Antoine, les attributs traditionnels sont tous figurés, comme les flammes du feu de saint Antoine ou mal ardent, le livre rappelant la règle monastique, le chapelet, le bâton et le cochon. Au Moyen Âge, le lard des porcs de saint Antoine était réputé permettre la guérison de la gangrène. Les antonins, ordre religieux hospitalier, avaient ainsi le privilège de pouvoir laisser errer leurs pourceaux marqués d'un tau et porteurs d'une clochette.
source: Topic-Topos patrimoine
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Jeudi 16 avril 2009
ici, dans l'église de Châteauneuf, édifice construit vers 1491, détruit puis reconstruit en 1727, sous le vocable de Saint Etienne. Le tableau du maitre autel, représentant St Etienne, est dû au peintre Bérengier, il a été peint en 1722.
L'originalité de ce monument est constitué par une série de 12 statues de saints en bois, provenant de la Commanderie des Antonins de Chambéry, acheté par le révérend Deléglise en 1727 (une de ces statues, dans la chapelle de droite, représente la Bienheureuse Marguerite de Savoie tenant un coeur de la main gauche).

 Le clocher, abattu sur les ordres du conventionnel Albitte lors de la période révolutionnaire, fut reconstruit en 1813.










 




nota bene :
Nous recherchons des images de ces statutes

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Vendredi 10 avril 2009
le 09-04-2009 12:05 |


émis par : Collège des Bernardins catégorie : Organismes thème : Culture zone : Europe

Le Collège des Bernardins présente dans la nef la Suite Grünewald de Gérard Titus-Carmel, série réalisée de juin 1994 à juin 1996, composée de 159 dessins et d'une grande peinture. Cet ensemble est montré pour la première fois .

Cette suite se déploie autour de la Crucifixion du retable d'Issenheim peint par Matthias Grünewald au début du XVIème siècle et conservé au musée d'Unterlinden à Colmar. La peinture, de dimensions proches du panneau central de l'original, a été réalisée en même temps que les dessins, ceux-ci reprenant dans le détail tel ou tel fragment de la scène de la crucifixion, en en isolant les acteurs, tout en les situant dans l'économie générale de la composition dont l'artiste met à nu, dirait-on, les lignes de force qui les commandent : il se livre à une véritable entreprise de déconstruction de la dramaturgie du tableau en en traitant les séquences à l'aide de toutes les techniques du dessin : fusain, mine de plomb, craies, pastel, encre, aquarelle. Il a aussi recours à la peinture acrylique et, très souvent, au papier collé.

Certaines de ces feuilles sont d'ailleurs exclusivement consacrées au collage, spéculant sur les rehauts, les chevauchements, les transparences. Cette âpre descente vers toujours plus de gravité semble même, à certains moments, connaître une sorte de paix par la libération des formes et des gestes, et du dispositif formel qui les rassemble. L'ombre se trouve ici réinvestie par une lumière spécifique qui l'envahit toute et finit par la gagner. Titus-Carmel propose une suite qui s'offre comme une longue méditation, marquant l'arrêt sur chacun des détails et des personnages de la Crucifixion de Grünewald.

 La Suite Grünewald devient ainsi, au terme de ce long travail de peinture et de dessin, une interrogation sur les enjeux mêmes de la représentation. © News Press 2009

Gérard Titus-Carmel, Suite Grünewald (dessin 152), 1996. Acrylique et papiers collés. Courtesy Collège des Bernardins © André Morain

Paris. Collège des Bernardins. 19 mars - 07 juin 2009.

Ouvert tous les jours :

du lundi au samedi de 10h à 18h   dimanche de 14h à 18h   Nocturne :le mardi jusqu'à 22h

20 rue de Poissy- 75005 Paris
www.collegedesbernardins.fr

 

 

 

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Mercredi 1 avril 2009

Tentation de Saint-Antoine le Grand

Matériaux : Peinture à l'huile sur toile
Acquisition : Matsukata Collection
National Museum of Western Art (NMWA) - Tokyo
Post-impressionnisme
Nouveau bâtiment - Rez-de-chaussée   ( ndlr : vous trouverez facilement sur place... )
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Mercredi 1 avril 2009
La chronique d'Olivier Cena 

Lorsque que je visitai pour la première fois le musée d'Unterlinden, à Colmar, la gardienne de la salle conservant le célèbre Retable d'Issenheim, peint au début du XVIe siècle par Matthias Grünewald, me conseilla de revenir à une autre saison car, me dit-elle, selon la température de la pièce les couleurs de la Crucifixion changent légèrement - les bleus deviennent verts, chuchota-t-elle en rosissant, comme s'il s'agissait là d'un grand secret à elle seule révélé. En vérité, les variations chromatiques s'expliquent par les propriétés chimiques des pigments, mais elles conservent quand même cette petite part de magie qui fit naître et depuis entretient la passion de l'employée du musée.

Le Retable d'Issenheim est un objet merveilleux. Jadis, la représentation du Christ portant sur son corps les marques du « feu de Saint-Antoine » consolait les malades atteints de cette peste causée par l'ergot de seigle ; aujourd'hui, il enchante.


Mais il ne livre pas tous ses mystères - pourquoi cet étonnant vrillage du montant de la croix, par exemple ? Il se peut même que le Retable fonctionne comme un parcours initiatique - beaucoup le pensent et cherchent dans ses moindres détails la trace d'un symbole qui viendrait, cinq siècles plus tard, éclairer notre présent. Bien que son regard sur l'oeuvre soit avant tout celui d'un artiste, le peintre français Gérard Titus-Carmel est peut-être de ceux-là, car sa lecture de la Crucifixion et le commentaire plastique qu'il en fait aident à notre initiation. Cent quarante-neuf dessins et un grand diptyque peint, réalisés entre 1994 et 1996, et depuis jamais montrés, analysent le tableau par parties (le Christ ; à sa droite Jean soutenant Marie et Marie Madeleine agenouillée ; à sa gauche Jean-Baptiste) et s'arrêtent sur des détails, certains plus évidents (les mains) que d'autres (le vase fermé près de Marie Madeleine).


Exposé chronologiquement, l'ensemble se présente comme une suite, ou plutôt une fugue, puisque Titus-Carmel ne traite pas un élément après l'autre de l'oeuvre, mais au contraire ne cesse de revenir sur ces éléments, de les réanalyser, de les dessiner au crayon, à l'encre en noir et blanc ou en couleur, de passer d'une copie très réaliste à une schématisation proche de l'abstraction, bref, de multiplier les interprétations de la partition de Grünewald. Ainsi naît parfois une oeuvre véritable, d'une autre oeuvre, et du risque que prend l'artiste de la comprendre. Car il y a quelque péril à se confronter à l'un des plus célèbres tableaux du monde et, par conséquent, beaucoup de bonheur pour le spectateur à contempler les variations sur les mains, à se questionner sur la forme matricielle que prennent celles de Marie, à se laisser porter par l'élégance et la virtuosité du peintre.


Quant au tableau, il dit d'une manière très poétique, elliptique, l'essentiel de l'oeuvre. Du Christ ne subsistent qu'une cage thoracique et le contour d'une forme oblongue ; Marie Madeleine est une silhouette douloureuse ; Jean est une ombre soutenant Marie ; le corps abstrait et rougeoyant de Jean-Baptiste dit sa décapitation ; et deux larges bandes brunes latérales suggèrent les ténèbres. Seuls le bras et la main de Jean-Baptiste désignant le Christ sont réalistes. A côté, Titus-Carmel a peint l'inscription en latin : « Illum opportet crescere, me autem minui. » - Il faut que Lui grandisse et que moi je décroisse. Chez Grünewald, la phrase, reprise de l'Evangile de Jean, s'adresse au Christ, bien sûr, mais chez Titus-Carmel, cinq siècles plus tard, qui concerne-t-elle sinon le tableau lui-même ?

Olivier Cena

Telerama n° 3090 - 04 avril 2009

« Suite Grünewald », de Gérard Titus-Carmel, jusqu'au 7 juin, Collège des Bernardins, 20, rue de Poissy, Paris 5e. Tél. : 01-53-10-74-44.
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