Comberanche la commanderie ........... Dordogne ( 24600 )

Publié le par Antonins

La commanderie de Comberanche est attestée dès le 13e siècle, elle est d'origine une construction des Antoniens : l'Espital de Cumba Ayzencha, d'après le dictionnaire de Gourgues, puis souvent citée au 14e siècle. C'était un établissement de grande importance qui, après les Croisades, devint certainement une étape des pèlerins sur la route de Saint-Jacques de Compostelle (Dusolier).

La commanderie passe ensuite dans le giron de l'ordre de Malte jusqu'au 16e siècle, puis est affermée à des notables locaux mentionnés à partir du 18e siècle et portant le titre de "Seigneur Commandeur".

Ce qui est n'est pas surprenant, de voir en ces siècles troublés, une commanderie Antonienne et une commanderie Templière côte à côte. Car, les Antoniens possédaient l'Espital de Cumba Ayzencha qui était situé sur la voie romaine qui allait de Charente en Gironde et en direction de l'Espagne et Saint-Jacques de Compostelle. Un hôpital, refuge pour aider et soigner les pèlerins.

source
www.templiers.net/hospitaliers/index.php?page..


Le logis ; la chapelle ; le moulin sont 13e siècle ; le reste de 17e ; 19e siècle

La commanderie de Comberanche est attestée dès le 13e siècle : l'Espital de Cumba Ayzencha, d'après le dictionnaire de Gourgues, puis souvent citée au 14e siècle. C'était un établissement de grande importance qui, après les Croisades, devint certainement une étape des pèlerins sur la route de Saint-Jacques de Compostelle (Dusolier). La commanderie passe ensuite dans le giron de l'ordre de Malte jusqu'au 16e siècle, puis est affermée à des notables locaux mentionnés à partir du 18e siècle et portant le titre de « Seigneur Commandeur ».

Il ne reste de la commanderie que la chapelle, devenue église paroissiale, ainsi que divers éléments architecturaux visibles dans les habitations qui bordent la route traversant le bourg de Comberanche. L'ensemble comprenait vraisemblablement le moulin de Comberanche, situé au sud-ouest sur l'attier de Comberanche, proche d'un gué sur la Dronne.

La commanderie dépendait de celle de Condat et du Grand Prieuré de Toulouse. Elle possédait deux annexes, l'une à Chambeuil, commune de Vanxains, dans le même canton, l'autre à Pheliet, commune de Bertric-Burée (canton de Verteillac), ainsi que des terres dans la commune de Cherval.

L'église Saint-Jean ayant une nef à deux travées, un faux carré jadis couvert d'une coupole et une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four, s'apparente étroitement à nos édifices religieux construits au XIIe siècle.

Moins rigoristes que les Templiers, les Hospitaliers auront fait appel à des maîtres d'oeuvre locaux. On ne peut passer sous silence, au gouttereau septentrional du faux carré, la présence d'une élégante rose à quatre lobes. Ce rappel de l'art oriental, toujours curieux à déceler, n'est pas rare dans la région, car nous en avons maints exemples aux églises situées au sud de notre département. S'ils constituent une preuve tangible des influences islamiques qui se sont manifestées dans notre art roman sur les routes d'Espagne, ils n'en témoignent pas moins de l'importance de nos voies et, par conséquent, de l'organisation qu'elles comportaient.

Cette organisation dont nous avons reconnu l'activité au nord et à l'est de notre département, paraît avoir été plus développée encore au sud.

En plus de la route passant à Aubeterre, déjà identifiée dans l'un de nos ouvrages, une autre voie, parallèle à cette dernière, conduisait à la Gironde, si l'on en juge par les commanderies qui la jalonnaient. On voit combien tout avait été mis en oeuvre pour faciliter le passage des pèlerins dans notre contrée.

Les Templiers en Charente les Commanderies et leurs Chapelles - Charles Daras - S.A.H.C.

Publié dans Lieux Antonins

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article