Issenheim ressuscité. Antonites Colmar 68000

Publié le par Antonins

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Le célèbre retable de Matthias Grünewald, conservé au musée Unterlinden de Colmar, doit être restauré dans les mois à venir. Lire la suite l'article

Certaines restaurations tiennent du miracle. Celle des Pélerins d'Emmaüs de Rembrandt, que le public du Louvre peut découvrir depuis le 21 avril, est de celles-là : après des mois de travail, la toile, nettoyée du vernis jauni qui la recouvrait, a été rendue à ses couleurs d'origine et à la subtilité de ses clairs-obscurs. C'est à semblable résurrection que, dans quelques mois, les visiteurs du musée Unterlinden de Colmar devraient assister : celle du retable d'Issenheim, de Matthias Grünewald.

L'oeuvre, célébrissime, est une des plus saisissantes du gothique tardif. Il s'agit d'un ensemble de sept panneaux de bois peint consacré à la vie du Christ et à celle de saint Antoine, et qui ornait le maître-autel du couvent d'Issenheim. Lorsque les volets étaient fermés, les malades que soignait le couvent étaient face à la Crucifixion : la représentation d'un Christ presque désarticulé, le corps verdâtre, couvert d'épines et de plaies, la bouche ouverte sur une plainte, les doigts écarquillés. Qui a gardé intacte, aujourd'hui, sa puissance émotionnelle et symbolique.

Repeints et vernis

Si le retable de Grünewald a gardé un bon état général de conservation, un ensemble d'analyses menées entre 2001 et 2004 a montré comment les repeints et les vernis avaient altéré l'oeuvre au fil des siècles, au point d'occulter complètement par endroits certains détails, ou d'en modifier l'aspect d'ensemble. "Nous avons découvert, par exemple, que dans la Résurrection on ne distinguait plus les soldats de l'arrière-plan, et que plusieurs étoiles du ciel avaient été camouflées", explique ainsi Carole Juillet, restauratrice agréée aux musées de France, qui a travaillé à ces analyses aux côtés du C2RMF (Centre de recherche et de restauration de... lire la suite de l'article sur Lepoint.fr

 

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