Opéra : Mathis, la crucifixion du peintre

Publié le par Antonins

"Mathis le peintre" est une œuvre inspirée de la vie de Matthias Grünewald, auteur du célèbre retable d’Issenheim. Le compositeur Paul Hindemith, harcelé par le pouvoir Nazi, l’a crée en 1938. Olivier Py signe la mise en scène, à la baguette Christoph Escenbach, et dans le rôle titre, le grand baryton Matthias Goerne. Un reportage de David Bornstein

 

http://videos.arte.tv/fr/videos/opera_mathis_la_crucifixion_du_peintre-3540926.html

 

 

 

  "Mathis le peintre" est le chef d’œuvre du compositeur allemand Paul Hindemith. Il est crée en 1938 à Zurich, alors que le musicien, harcelé par les nazis, doit fuir l’Allemagne. Son livret évoque le désespoir et les doutes de l’artiste confronté à l’Histoire. Il s’interroge sur le sens de son art face à la misère et à la violence du monde. Hindemith a choisi un double de lui-même en la personne de Matthias Grünewald, peintre du retable d’Issenheim. Un homme dont on sait peu de choses, mais qui se serait engagé auprès des luthériens au moment des guerres de religion, prenant la défense des malheureux, recherchant la justice et créant malgré tout.



Bonus Web

Le retable d’Issenheim vu par Olivier Py, metteur en scène de l’opéra Mathias le peintre de Paul Hindemith, à l’Opéra de Paris, du 16 novembre au 6 décembre.

 

http://videos.arte.tv/fr/videos/le_retable_d_issenheim_vu_par_olivier_py-3538252.html

 

Le retable d’Issenheim doit son nom à la localité ou Matthias Grünewald l’a crée, entre 1512 et 1516. C’est là, entre Colmar et Mulhouse, que siégeait l’ordre des Antonins, commanditaires de l’œuvre. De vocation hospitalière, ces moines soignaient les malades atteintes du mal des ardents ou feu de Saint Antoine, et qui venaient se mettre sous la protection du saint. Il s’agissait en fait d’une maladie provoquée par un parasite du seigle, et qui provoquait vertiges, hallucinations et gangrènes. Les moines soignaient les malades avec des plantes, mais on suppose que le retable participait à la thérapie. Les malades étaient conduits devant le retable pour prier. Le retable, composé de panneaux mobiles, permettait de vénérer Saint Antoine (retable ouvert), d’assister à l’accomplissement de la Nouvelle Loi ( Annonciation, Incarnation, Résurrection), ou de prier devant l’ultime sacrifice du Christ (retable fermé – Crucifixion). Aujourd’hui, le retable d’Issenheim est exposé au musée d’Unterlinden de Colmar. Olivier Py, metteur en scène de Mathis le peintre, opéra de Paul Hindemith inspiré du retable et de la vie de Matthias Grünewald, évoque cette œuvre dans un entretien avec notre journaliste David Bornstein. (Crédits photographiques : musée d’Unterlinden de Colmar)

 

Edité le : 16-11-10
Dernière mise à jour le : 16-11-10

 

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