Werner EGK. La Tentation de Saint-Antoine 1945

Publié le par Antonins

La Tentation de Saint-Antoine (1945) d'après des airs et des vers français du dix-huitième siècle mis pour contralto, quatuor à cordes et orchestres à cordes.

III .On vit sortir d'une grotte profonde mille Démons, mille Spectres divers: Des noirs esprits toute la troupe immonde, pour le tenter,déserta les Enfers.

V . Quelques-uns prirent le cochon de ce bon Saint-Antoine, et lui mettant un capuchon,ils en firent un Moine: Il en coûtoit que la façon, la faridondaine,  la faridondon, peut-être en avoit-il l'esprit, Biribi, à la façon de Barberi Mon ami.

VI . Sur un sopha une Diablesse en falbala, aux regards fripons, découvroit deux jolis monts Ronds.


XIII. et dernierLe Démon, quoi qu'il passe pour fin. Ne fut pas alors assez malin. S'il eut pris la forme de Toinette, son air charmant, sa taille et ses appas ; c'étoit fait, la Grâce étoit muette, et Saint-Antoine eût volé dans ses bras.




Wener EGK né le 17 mai 1901 à Auchsesheim près d'Augsbourg mort le 10 juillet 1983 à Inning-am-Ammersee, Bavière.



Dictionnaire de la musique

Réalisé sous la direction de Marc Vignal


Il a fait ses études musicales à Francfort-sur-le-Main, puis à Munich avec Carl Orff. Nommé chef d'orchestre à la radio bavaroise, il s'est établi à Munich en 1929. Il a été ensuite chef à la Staatsoper de Berlin de 1937 à 1941, directeur de l'école supérieure de musique de cette ville de 1950 à 1953, et président de l'Union des compositeurs allemands et de la Société allemande des auteurs et éditeurs de musique à partir de 1950. Il s'est établi en 1953 à Lochham, près de Munich. Mêlé jeune aux mouvements d'avant-garde de la musique allemande, il a été influencé par Stravinski et par l'école française de l'entre-deux-guerres (Suite française d'après Rameau, 1949). D'une façon générale, sa musique est d'un « modernisme » mesuré, sans pouvoir être qualifiée de « néoclassique ». Soucieux d'un langage expressif et immédiatement assimilable, il a su se conquérir un grand public sans faire des concessions qui seraient allées contre sa nature. Son tempérament et ses dons l'ont poussé à consacrer l'essentiel de son travail de créateur au théâtre. Ses principales partitions sont des œuvres lyriques : Columbus (1932), Die Zaubergeige (le Violon enchanté, 1935), Peer Gynt (1938), Circle (1945, rév. 1966), Irische Legende (« Légende irlandaise », 1955, rév. 1970), œuvre pathétique admirable à reflets autobiographiques, le Revizor d'après Gogol (1957), où la musique épouse parfaitement le comique du texte et des situations, Die Verlobung in San Domingo d'après Kleist (1963). Il faut aussi mentionner des grands ballets : Joan de Zarissa, créé à Berlin en 1940 et que Lifar a présenté à Paris en 1942, Abraxas, que Janine Charrat a créé à Munich en 1948, la Tentation de saint Antoine (1947, rév. 1952), Casanova in London (1969).

Le Dictionnaire de la musique prend en compte l'histoire musicale des origines à nos jours. Privilégiant la musique occidentale, il présente en plus de 5 000 entrées: les compositeurs, les interprètes mais aussi les musicologues ou les éditeurs.
EAN : 9782035055453
Prix : 60,50 €TTC

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